Objectif 2050 : 65 % de réduction du bruit perçu des avions en vol

La réduction du bruit : l'autre enjeu environnemental

La lutte contre le bruit des avions est née avec l’essor du transport aérien civil dans les années 60. Les progrès en motorisation se sont traduits par une division par 4 du bruit perçu en une cinquantaine d’années.

L’ONERA accompagne depuis des décennies motoristes et avionneurs en étudiant la production et la propagation des bruits aéronautiques, afin de les réduire ou d’en modifier la perception. Cette guerre contre le bruit se déroule sur plusieurs fronts : moteurs (jet, soufflantes, combustion), structures (trains d’atterrissage, spoilers, becs et volets), gestion des trajectoires, et aussi perception par les riverains des aéroports eux-mêmes. Les grands logiciels de l’ONERA (Cedre, Elsa) simulent les sources sonores. Des logiciels spécifiques calculent la propagation. De nouveaux matériaux-structures sont élaborés. La simulation du trafic est prise en compte grâce à la plateforme Iesta.

La soufflerie « anéchoïque » Cepra19 est un lieu de vérification expérimentale des études sur le bruit à basse vitesse. Les grandes souffleries de l’ONERA comme S1MA à Modane s’équipent pour intégrer cet aspect de la performance aéronautique.

Iroqua : tous ensemble contre le bruit

En Europe, le conseil consultatif pour la recherche aéronautique ACARE a fixé dès 2001 des objectifs environnementaux ambitieux. Pour fédérer en France les efforts concernant le bruit des aéronefs, le réseau Iroqua s’est constitué. Il est piloté par l’ONERA et comprend Airbus, Dassault Aviation, Safran, le CNRS, Air France et Aéroports de Paris, ainsi que des dizaines de PME et des laboratoires de recherche.

Iroqua, en liaison avec le CORAC français (Conseil pour la recherche aéronautique civile) est devenu le cercle d’expertise de référence sur l’impact du bruit des avions.

 

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